vendredi 17 janvier 2014

Cyclisme: course Amissa à Mouila

Le jeudi 14 janvier 2014, les populations de Mouila se sont rendues à la place des Fêtes pour y attendre et voir l'arrivée des cyclistes prenant part à la course Amissa Bongo. Depuis l'année dernière, l'axe Lambarené - Mouila a été retenue. L'arrivée des cyclistes a mobilisé toutes les autorités administratives, politiques et militaires de la place. Tous les services même les établissements scolaires étaient fermés. C'était une véritable fête puisque il y avait aussi des groupes socio - culturels.
La course Amissa Bongo est un évènement mondial qui mobilise les cyclistes aussi bien africains qu'européens vendant ainsi l'image et la culture gabonaises. Mais cela ne m'empêche pas de demander ce que les populations en tirent comme bénéfices. A Mouila par exemple sitôt arrivés sitôt repartis. Les cyclistes n'ont pas le temps de visiter la ville et ses sites touristiques ou de faire les magasins. Ils retournent sur Lambarené quelques temps après parce que la course reprend le lendemain.
L'arrivée a été rude et surtout bien disputée.  C'est finalement l'érithréen Davesey qui a remporté la course. Le maire de la commune lui a ainsi fait porter le maillot jaune. Il faut dire que la course de Mouila a été singulièrement africaine puisque les africains ont occupé les trois premières places.
A l'année prochaine.

lundi 13 janvier 2014

WEEKEND NOIR A MOUILA


Quatre temps ont marqué le weekend à Mouila, la capitale de la N'gounié, 4ème province du Gabon communément appelée G4.
Le 1er temps, c'est l'organisation d'une grande réunion au complexe administratif de l'association RENAISSANCE, qui est un pan du Parti Démocratique Gabonais (PDG) animée par le membre du bureau politique Yves Fernand MANFOUMBI. Les politiques de la province et les chefs de service de Mouila y étaient. Le discours du directeur général du budget a porté sur les élections locales et le recours introduit par le PDG auprès de la Cour Constitutionnelle. A la vérité il s'est agi de la campagne en vue de la reprise de l'élection au 2ème arrondissement.
Les autres temps sont marqués par trois accidents de voiture survenus dans la nuit du samedi et dimanche matin. Un jeune ayant volé le pick-up de son père s'est retrouvé dans le marigot qui borde la maison de M. Nyoundou; laquelle se trouve en face de Barbier.
Le deuxième accident s'est produit également dans la nuit de samedi. Une voiture de marque toyota corolla a percuté et arraché un poteau électrique près du collège privé Ndoki. La voiture a été endommagée et l'on y a trouvé du sang sur le tableau de bord.
le troisième accident a emporté une vieille femme qui se rendait à l'église. Une voiture du service provincial de l'agriculture l'a percutée au niveau de point 9. Traînée sur une dizaine de mètres, la vieille femme a passé l'arme à gauche sur le chemin de l'hôpital.
Tels sont les faits qui ont ponctué ce weekend. Ces accidents sont dûs à l'insouciance et à la vitesse des chauffeurs mais aussi au manque de panneaux de signalisation.

samedi 21 décembre 2013

POUR QUELLE ECOLE GABONAISE SE BATTENT LES SYNDICATS?

tout le monde s'accorde à reconnaître les faiblesses de l'école gabonaise. Elle n'échappe donc pas aux réformes exigées par la CONFEMEN et les bailleurs de fonds dont la BAD depuis les forums de Jomtem et Dakar sur l'éducation en Afrique au sud du sahara. Un nouveau vocabulaire est entré dans le monde de l'éducation " la qualité".
En effet comme dans une entreprise, l'on parle plus de la qualité de l'éducation que des performances scolaires. Mais qu'est-ce que d'abord que la qualité ?
La qualité intègre tous les secteurs plus particulièrement l'entreprise ou le service. Puisque l'objectif principal de toutes les entreprises demeure la satisfaction de leurs clients. Il en est de même pour toute activité reliée à la qualité. De ce point de vue l'on peut définir la qualité comme "l'ensemble des caractéristiques d'une entité qui lui confèrent l'aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites". Les besoins explicites ou présentiels sont ceux des apprenants, des parents d'élèves et des enseignants. Les résultats attendus de la qualité pour l'école sont:
    * le management efficace du chef d'établissement
    * la formation initiale ou continue des enseignants
    * la réussite des apprenants
    * les outils didactiques en nombre suffisant : un livre pour chaque apprenant
    * les effectifs réduits
    * l'implication des parents
Au cours des derniers états généraux sur l'éducation de 2010, le gouvernement a décidé d'entreprendre un certain nombre de réformes afin d'améliorer la qualité de la formation intellectuelle des apprenants sans pour autant négliger leur développement intégral de l'Homme et de tout l'Homme. Certaines de ces mesures sont bonnes mais d'autres par contre sont draconiennes et parfois inhumaines. Elles peuvent être amendées et améliorer et ce sont ces réformes que les principaux acteurs refutent qui sont la source de la grève latente que nous observons et qui est lancée par la conasysed.
Les revendications de la conasysed sont légitimes dans l'ensemble mais il y a une qui me fait frémir: l'intégration des collègues du préprimaire dans la fonction publique. De quels collègues s'agit-il? Il y a en effet deux types d'enseignants au préprimaire: ceux qui sortent des ENI et ceux qui viennent des jardins municipaux et des écoles privées.
La formation des enseignants est significative. Si nos formateurs ont une formation approximative il est évident que nos enfants ne seront jamais bien formés. Or nous assistons passivement à un déferlement des enseignants du préprimaire de type 2 à l'éducation nationale. Peut -on intégrer ce type d'enseignants parce qu'ils ont le BEPC alors qu'ils ignorent les règles de base de la grammaire et de l'orthographe française? Le BEPC est -il devenu un diplôme professionnel?
Je crois que la conasysed doit revoir son cahier de charges et écarter de facto ce type d'enseignants car ils ignorent tout de la pédagogie, de la psychologie de l'enfant et de la gestion d'une classe. Ce que l'Etat doit faire pour pallier le manque des enseignants du preprimaire c'est de proposer une formation pédagogique d'au moins deux ans à tous ceux qui ont le BAC et de trois ans à ceux qui ont le BEPC et le niveau de la classe de troisième.

mardi 10 décembre 2013

OU VA L'ARGENT DES COOPERATIVES SCOLAIRES?

Lors de son audition à l"Assemblée Nationale, le ministre Séraphin Moundounga a édifié les parlementaires sur les coopératives scolaires et les assurances. En effet le ministre a déclaré que l'Etat prenait en charge les coopératives et les assurances depuis octobre 2009. Cette annonce est d'autant plus surprenante que les chefs d'établissement continuent à exiger des parents ces frais. Si tant est que l'Etat reverse les frais des coopératives et paie les frais d'assurance, où va alors l'argent qu'ils exigent des parents?
En outre , nous observons que les apprenants ne bénéficient en rien de cet argent. Le matériel didactique et pédagogique manque toujours dans les établissements. A la fin de l'année scolaire, alors que les apprenants veulent organiser des activités de réjouissance, les chefs d'établissement refusent de les aider financièrement.
De ce fait se pose le problème d'éthique. Le MEN devrait reprendre les séminaires de renforcement des capacités à l'endroit des chefs d'établissement. Le module sur le leadership éthique ou moral devrait figurer sur le programme de formation. Beaucoup de chefs d'établissement s'illustrent à travers les détournements des déniers publics et l'escroquerie. Quelle citoyenneté enseignée alors dans nos écoles si les chefs d'établissement ne sont pas des modèles dans la société?

GREVE DES APPRENANTS DES TERMINALES

LPJJBoucavel,Mouila
Depuis près de deux semaines, les apprenants des classes de terminale des lycées Jean Jacques Boucavel et Nyonda Makita refusent de reprendre les cours. Ils exigent l'annulation complète des réformes de la nouvelle école gabonaise. 
Les proviseurs ont, chacun à son tour, convoqué les parents d'élèves et les apprenants eux _mêmes. Malheureusement ces derniers ont catégoriquement refusé de prendre part aux rencontres. Au cours de celles -ci , les chefs d'établissement ont expliqué le bien - fondé des réformes qui vont concourir à améliorer la qualité de notre système éducatif. Le président provincial de la FENAPEG a fait connaitre aux parents mais surtout aux apprenants que ces réformes répondent à un diagnostique accablant fait par la CONFEMEN et la BAD . En effet tous les systèmes éducatifs africains au sud du sahara sont "malades". Il faut apprécier et féliciter notre gouvernement qui comme le Botswana,  la Guinée ou  l'Ouganda, a pris le courage de convoquer les états généraux de l'éducation et d'entreprendre les réformes utiles afin de faciliter les apprentissages. Tout enfantement est douloureux mais il procure le sourire et le bonheur à la longue. c'est ainsi que le président de la FENAPEG a sollicité des proviseurs la mise en place d'un cadre de dialogue. Il  souhaite que les chefs d'établissement invitent à une concertation les parents, l'administration scolaire, les enseignants et les parents et qu'ils fassent des campagnes d'informations et de sensibilisation auprès de tous les acteurs et partenaires de l'éducation.
Reprenant la parole, chacun à son tour, les chefs d'établissement ont répondu aux interrogations des parents et rappelé certaines dispositions des règlements intérieurs respectifs. L'absentéisme et l'indiscipline sont des motifs d'exclusion.
Enfin il faut relever l'irrespect des apprenants de terminale du lycée technique Nyonda Makita qui ont refusé d'accueillir mme la ministre déléguée à l'éducation nationale dans leur établissement.

mardi 17 septembre 2013

L'UPG RENAIT DE SES CENDRES

Depuis la disparition de son leader et fondateur charismatique, l'Union du Peuple Gabonais (UPG)vit dans une léthargie déconcertante. Les nouveaux dirigeants dont le secrétaire exécutif n'ont pas pu continuer la politique impulsée par son fondateur. Bien au contraire l'on assiste passivement à sa mort. En effet, le cordon ombilical liant l'exécutif aux comités de base est coupé: pas de communication, pas de procès verbaux des réunions , pas d'installation des nouvelles cellules, pas de tournée nationale du secrétariat exécutif.....
Conscient du " coma " dans lequel est l'UPG et ne voulant pas que le parti pour lequel son époux a donné sa vie ne disparaisse à jamais, Madame veuve MAMBOUNDOU a décidé de descendre sur le terrain pour écouter et échanger avec les populations. Son périple l'a conduite le weekend du 7 au 8 septembre à Ndéndé et à Mouila accompagnée de Bruno Ben Moubamba secrétaire politique à la communication, du porte - parole Gildas Ngodjou Bissielou et du secrétaire politique adjoint chargé des questions électorales Titus Koumba Bissiélou.
A Ndéndé, Mme Veuve Mamboundou qu'accompagnait sa belle - soeur Agathe Mamboundou est allée s'incliner à la tombe de son époux avant de se faire enrôler. Ensuite elle a livré un message de lutte et d'espoir à la population. Elle a pris l'engagement de continuer la lutte jusqu'à la victoire totale. Elle a tenu à préciser que la victoire totale c'est la fin de la corruption, c'est la justice sociale, c'est une véritable démocratie. Elle a enfin demander à la population d'aller se faire enrôler car notre victoire aux locales , a-t-elle ajouté, dépend de l'enrôlement massif des militants de l'UPG.
A Mouila, madame veuve Mamboundou a été accueillie au siège de la fédération Ngounié - Nord par une foule nombreuse. Elle a beaucoup échangé et surtout réitéré l'engagement qu'elle a pris à Ndéndé. Elle a aussi  promis prendre une part active au prochain congrès qui aura lieu du 15 au 18 octobre 2013.
Les militants de l'UPG se sentent revigorés par la présence et l'engagement de madame Mamboundou. Ceux qui étaient presque partis ont promis revenir. Depuis ce jour le siège est à nouveau fréquenté et les militants préparent avec sérieux les assises du prochain congrès.

vendredi 13 septembre 2013

SEMINAIRE D'ARBITRAGE A MOUILA




Mouila a abrité le séminaire d'arbitrage intitulé MA REFEREING COURSES du 09 au 13 septembre 2013. I l  été organisé par la FEGAFOOT en partenariat avec la LINAF et la ligue provinciale de football de la N'gounié sous les auspices de la FIFA.  Sous la direction de Pierre Alain Mounguengui, responsable du développement d'arbitrage, Zone de Yaoundé et animé par des instructeurs gabonais, camerounais, congolais, ce séminaire a regroupé tous les arbitres officiant au championnat professionnel et quatre (4) locaux dont trois (3) filles et un (1) homme. Sur le plan pédagogique, le séminaire comprenait deux parties: une théorique et une autre pratique.
La partie théorique se passait dans la salle. Elle incluait tous les modules écrits. La partie pratique se déroulait tous les après-midis au stade communal Mbombet. Celle - ci était placée sous la responsabilité de l'instructeur Youssouf Mbera chargé de la préparation physique.
Ouvert et clos par M. Hyanice Bigouagou-Diloussa Ivantsu,  2ème adjoint au maire , chargé de la culture, de l'éducation et du sport, en présence des membres du comité de normalisation et de la ligue de la Ngounié, de M. Le Gouverneur de province, du chef de service socio- éducatif à la direction provinciale de sports et des forces de sécurité et de défense, ce séminaire avait pour but le renforcement des capacités et des compétences des arbitres CAF et FIFA en activité.
En marge de cette rencontre pédagogique, le secrétaire général du comité de normalisation Jean Félix MBA NZE a organisé l'élection du nouveau bureau de l'association des arbitres. Gil NDUME, ancien arbitre international et actuellement instructeur FIFA  a été porté à la tête de cette structure. Il succède à M. Diramba qui n'a pas daigné se déplacer avec son bureau pour Mouila.
Le séminaire s'est tenu à l'hôtel Lac Bleu .