mardi 10 décembre 2013

OU VA L'ARGENT DES COOPERATIVES SCOLAIRES?

Lors de son audition à l"Assemblée Nationale, le ministre Séraphin Moundounga a édifié les parlementaires sur les coopératives scolaires et les assurances. En effet le ministre a déclaré que l'Etat prenait en charge les coopératives et les assurances depuis octobre 2009. Cette annonce est d'autant plus surprenante que les chefs d'établissement continuent à exiger des parents ces frais. Si tant est que l'Etat reverse les frais des coopératives et paie les frais d'assurance, où va alors l'argent qu'ils exigent des parents?
En outre , nous observons que les apprenants ne bénéficient en rien de cet argent. Le matériel didactique et pédagogique manque toujours dans les établissements. A la fin de l'année scolaire, alors que les apprenants veulent organiser des activités de réjouissance, les chefs d'établissement refusent de les aider financièrement.
De ce fait se pose le problème d'éthique. Le MEN devrait reprendre les séminaires de renforcement des capacités à l'endroit des chefs d'établissement. Le module sur le leadership éthique ou moral devrait figurer sur le programme de formation. Beaucoup de chefs d'établissement s'illustrent à travers les détournements des déniers publics et l'escroquerie. Quelle citoyenneté enseignée alors dans nos écoles si les chefs d'établissement ne sont pas des modèles dans la société?

GREVE DES APPRENANTS DES TERMINALES

LPJJBoucavel,Mouila
Depuis près de deux semaines, les apprenants des classes de terminale des lycées Jean Jacques Boucavel et Nyonda Makita refusent de reprendre les cours. Ils exigent l'annulation complète des réformes de la nouvelle école gabonaise. 
Les proviseurs ont, chacun à son tour, convoqué les parents d'élèves et les apprenants eux _mêmes. Malheureusement ces derniers ont catégoriquement refusé de prendre part aux rencontres. Au cours de celles -ci , les chefs d'établissement ont expliqué le bien - fondé des réformes qui vont concourir à améliorer la qualité de notre système éducatif. Le président provincial de la FENAPEG a fait connaitre aux parents mais surtout aux apprenants que ces réformes répondent à un diagnostique accablant fait par la CONFEMEN et la BAD . En effet tous les systèmes éducatifs africains au sud du sahara sont "malades". Il faut apprécier et féliciter notre gouvernement qui comme le Botswana,  la Guinée ou  l'Ouganda, a pris le courage de convoquer les états généraux de l'éducation et d'entreprendre les réformes utiles afin de faciliter les apprentissages. Tout enfantement est douloureux mais il procure le sourire et le bonheur à la longue. c'est ainsi que le président de la FENAPEG a sollicité des proviseurs la mise en place d'un cadre de dialogue. Il  souhaite que les chefs d'établissement invitent à une concertation les parents, l'administration scolaire, les enseignants et les parents et qu'ils fassent des campagnes d'informations et de sensibilisation auprès de tous les acteurs et partenaires de l'éducation.
Reprenant la parole, chacun à son tour, les chefs d'établissement ont répondu aux interrogations des parents et rappelé certaines dispositions des règlements intérieurs respectifs. L'absentéisme et l'indiscipline sont des motifs d'exclusion.
Enfin il faut relever l'irrespect des apprenants de terminale du lycée technique Nyonda Makita qui ont refusé d'accueillir mme la ministre déléguée à l'éducation nationale dans leur établissement.

mardi 17 septembre 2013

L'UPG RENAIT DE SES CENDRES

Depuis la disparition de son leader et fondateur charismatique, l'Union du Peuple Gabonais (UPG)vit dans une léthargie déconcertante. Les nouveaux dirigeants dont le secrétaire exécutif n'ont pas pu continuer la politique impulsée par son fondateur. Bien au contraire l'on assiste passivement à sa mort. En effet, le cordon ombilical liant l'exécutif aux comités de base est coupé: pas de communication, pas de procès verbaux des réunions , pas d'installation des nouvelles cellules, pas de tournée nationale du secrétariat exécutif.....
Conscient du " coma " dans lequel est l'UPG et ne voulant pas que le parti pour lequel son époux a donné sa vie ne disparaisse à jamais, Madame veuve MAMBOUNDOU a décidé de descendre sur le terrain pour écouter et échanger avec les populations. Son périple l'a conduite le weekend du 7 au 8 septembre à Ndéndé et à Mouila accompagnée de Bruno Ben Moubamba secrétaire politique à la communication, du porte - parole Gildas Ngodjou Bissielou et du secrétaire politique adjoint chargé des questions électorales Titus Koumba Bissiélou.
A Ndéndé, Mme Veuve Mamboundou qu'accompagnait sa belle - soeur Agathe Mamboundou est allée s'incliner à la tombe de son époux avant de se faire enrôler. Ensuite elle a livré un message de lutte et d'espoir à la population. Elle a pris l'engagement de continuer la lutte jusqu'à la victoire totale. Elle a tenu à préciser que la victoire totale c'est la fin de la corruption, c'est la justice sociale, c'est une véritable démocratie. Elle a enfin demander à la population d'aller se faire enrôler car notre victoire aux locales , a-t-elle ajouté, dépend de l'enrôlement massif des militants de l'UPG.
A Mouila, madame veuve Mamboundou a été accueillie au siège de la fédération Ngounié - Nord par une foule nombreuse. Elle a beaucoup échangé et surtout réitéré l'engagement qu'elle a pris à Ndéndé. Elle a aussi  promis prendre une part active au prochain congrès qui aura lieu du 15 au 18 octobre 2013.
Les militants de l'UPG se sentent revigorés par la présence et l'engagement de madame Mamboundou. Ceux qui étaient presque partis ont promis revenir. Depuis ce jour le siège est à nouveau fréquenté et les militants préparent avec sérieux les assises du prochain congrès.

vendredi 13 septembre 2013

SEMINAIRE D'ARBITRAGE A MOUILA




Mouila a abrité le séminaire d'arbitrage intitulé MA REFEREING COURSES du 09 au 13 septembre 2013. I l  été organisé par la FEGAFOOT en partenariat avec la LINAF et la ligue provinciale de football de la N'gounié sous les auspices de la FIFA.  Sous la direction de Pierre Alain Mounguengui, responsable du développement d'arbitrage, Zone de Yaoundé et animé par des instructeurs gabonais, camerounais, congolais, ce séminaire a regroupé tous les arbitres officiant au championnat professionnel et quatre (4) locaux dont trois (3) filles et un (1) homme. Sur le plan pédagogique, le séminaire comprenait deux parties: une théorique et une autre pratique.
La partie théorique se passait dans la salle. Elle incluait tous les modules écrits. La partie pratique se déroulait tous les après-midis au stade communal Mbombet. Celle - ci était placée sous la responsabilité de l'instructeur Youssouf Mbera chargé de la préparation physique.
Ouvert et clos par M. Hyanice Bigouagou-Diloussa Ivantsu,  2ème adjoint au maire , chargé de la culture, de l'éducation et du sport, en présence des membres du comité de normalisation et de la ligue de la Ngounié, de M. Le Gouverneur de province, du chef de service socio- éducatif à la direction provinciale de sports et des forces de sécurité et de défense, ce séminaire avait pour but le renforcement des capacités et des compétences des arbitres CAF et FIFA en activité.
En marge de cette rencontre pédagogique, le secrétaire général du comité de normalisation Jean Félix MBA NZE a organisé l'élection du nouveau bureau de l'association des arbitres. Gil NDUME, ancien arbitre international et actuellement instructeur FIFA  a été porté à la tête de cette structure. Il succède à M. Diramba qui n'a pas daigné se déplacer avec son bureau pour Mouila.
Le séminaire s'est tenu à l'hôtel Lac Bleu .

jeudi 8 août 2013

BEPC 2013: PALMARES NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE


  RANG NATIONAL
                  ETABLISSEMENTS
INSCRITS
PRESENTS
ADMIS
% ADMIS
 6
Institution Immaculée Conception
110
110
99
90.00%
7
Collège st Dominique, Moanda
74
74
66
89.19%
12
Collège st Pierre Cl.Bamboro, Lastourv
34
34
28
82.35%
22
Collège ste Marie, LBV
113
113
87
76.99%
27
Collège Calazans, LBV
99
99
74
74.75%
28
Collège N.D. Quaben, LBV
166
166
122
73.89%
38
Collège J.J.Adam, FCV
121
121
80
66.12%
43
Collège Raponda Walker, POG
183
183
112
61.20%
44
Collège Bessieux,LBV
221
221
134
60.63%
46
Collège N.D La Salette, K/M
88
88
53
60.23%
55
Collège st Jean Marie Vianney
33
33
18
54.55%
63
Collège Angone, Oyem
103
103
52
50.49%
68
Collège st Gabriel, Mouila
93
93
45
48.39%
75
Collège st Joseph, Mitzic
37
37
17
45.95%
91
Collège Horizons, T/GA
49
49
19
38.78%
96
Collège st Jean, Minvoul
19
19
07
36.84%
98
Collège Mgr Adiwa, Lambarené
95
95
34
35.79%
126
Collège Val Marie, Mouila
42
42
12
28.57%
154
Collège ND Victoire, Makokou
100
100
19
19.00%
188
Collège st Félicien, Dibwangui
48
48
05
10.42%
206
Collège Jésus Marie , Bitam
81
81
06
7.41%

        TOTAL
1909
1909
1089
57.04%


259 établissements ont présenté des candidats au BEPC soit 34440 et 33841 ont réellement composé. Seuls  9920 candidats ont réussi à avoir leur parchemin soit 29.31 %. Certes le pourcentage de l'enseignement catholique est supérieur au pourcentage national mais cela ne me satisfait pas car il ne correspond pas aux attentes des parents. Lorsque je parcours le palmarès national je me rends compte que le premier établissement arrive en 6ème position. Et que dire des établissements du diocèse de Mouila?

mercredi 7 août 2013

BEPC 2013: RESULTATS DECEVANTS POUR L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE

Le ministère de l'Education Nationale vient de publier le palmarès national des résultats du BEPC 2013. Bien que je sois contre ce classement puisque tous les établissements ne sont pas logés à la même enseigne, ce document peut aider les parents à choisir désormais l'établissement de leur enfant. Paradoxalement je constate que certains établissements de l'intérieur ont de bien meilleurs résultats malgré l'absence de nombreux enseignants et encadreurs. Beaucoup d'établissements privés qui nous bassinent les oreilles à coup de publicités à la radio et à la télé ont obtenu les pires résultats soit 00%. Quel gâchis! Que d'argent jeté par les fenêtres par les parents! Si les résultats de ces établissements ne me surprennent pas, ceux des établissements privés catholiques par contre me laissent pantois. Ayant une réputation quasi séculaire grâce à une éducation longtemps de qualité et à sa rigueur, l'enseignement catholique a déçu tous les parents. Il doit assumer ces échecs pour des raisons suivantes.
- les formateurs n'ont jamais été dans une école privée confessionnelle et de ce fait ignorent la rigueur de son enseignement. Ils ont aussi une formation approximative.
- les classes ne sont plus aérées. L'on trouve aujourd'hui des effectifs pléthoriques dans les classes d'examens. Ceci est imputable aux chefs d'établissement qui mettent en avant plus l'aspect financier que pédagogique: plus de bibliothèques, pas de livres, pas d'ordinateurs même pour la secrétaire...
- la qualité des chefs d'établissements. La déontologie administrative n'y est pas respectée. Une institutrice est vite nommée directeur général, un professeur adjoint est vite nommé proviseur d' un lycée ( collège à cycle long), un instituteur est vite nommé intendant sans qu'il n'ait suivi une formation initiale dans ce domaine si névralgique pour un établissement scolaire...
- les contrôles financiers deviennent rares ou presque quasi - inexistants: ce qui permet aux chefs d'établissement de s'enrichir le plus rapidement possible. Comment comprendre qu'à peine nommé un chef d'établissement se construise une maison à un ou deux étages?
Toutes ces aberrations sont à l'origine de la baisse de niveau dans l'enseignement catholique. Il n'y règne plus de discipline. Il est temps que la conférence épiscopale lance une véritable réfexion sur l'enseignement catholique et qu'elle jette un regard sur le fonctionnement de ses écoles. L'école catholique doit continuer à avoir un projet éducatif enraciné dans l'Evangile porté de façon inconditionnelle par le chef d'établissement. En effet un chef d'établissement catholique a pour mission de mener tous les élèves à la réussite. Il a donc obligation des résultats. Mais comment? Certes comme je le mentionne plus haut, il y a la qualité de la formation des formateurs et le deficit en enseignant. Tout cela ne peut expliquer l'échec de l'enseignement catholique si le chef d'établissement n'est pas à l'aise dans sa foi. Car il reçoit une mission ecclésiale et une responsabilité pédagogique et pastorale. On ne peut pas être pasteur d'un troupeau dans une école au service de l'Eglise quand on n'est pas à l'aise dans sa foi. Malheureusement c'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui dans nos établissements et c'est la raison pour laquelle les problèmes extérieurs graves  tels la drogue, la corruption, le vol et même la prostitution avec les moyennes sexuellement transmissibles  y ont fait irruption.
Je ne désespère pas. Je sais que l'enseignement catholique peut et va rebondir si une reflexion profonde est engagée. Certes  sa situation commence à être année après année catastrophique mais elle n'est pas désespérante.J'ai foi car l'enseignement catholique après avoir donné à ce pays d'éminents fonctionnaires, reste et restera toujours un élément de son développement, véhicule du savoir, de la culture et des valeurs évangéliques.

NGOUNIE: PREPARATIFS DE LA FETE DU 17 AOUT 2013

La salle de mariage de l'hôtel de ville de Mouila est le cadre que monsieur le gouverneur a retenu pour rencontrer les élus locaux, les forces de sécurité et de défense et tous les chefs de service exerçant dans la commune. L'ordre du jour a porté sur :
  * le programme de la fête
  * l'enrôlement biométrique
  * les questions diverses
 Après avoir rappelé le bien - fondé des journées des 07  et 09 août qui marquent les journées de la citoyenneté et du drapeau, monsieur le gouverneur a exhorté chacun des participants à rendre propres leurs institutions. Il a décliné le programme qui repose principalement sur la pose des gerbes des fleurs aux cimetières de Minguenga ( rive gauche) et de Mangondo ( rive droite), et les offices réligieux qui se feront le vendredi 16 et sur le grand défilé qui aura lieu le samedi 17  devant la place des fêtes. Il a aussi insisté sur la ponctualité, sur l'habillement de ceux qui vont prendre part à celui -ci et sur le respect de l'ordre de passage.
Ensuite monsieur le gouverneur a demandé à chacun d'aller se faire enrôler. Voter est un devoir civique  et que de ce fait chaque citoyen doit remplir ce devoir. Il a surtout exhorté les chefs des quartiers qui étaient d'ailleurs présents dans la salle à sensibiliser leurs habitants.
Enfin dans les questions diverses, comme d'habitude, les chefs de quartiers ont soulevé l'éternel problème de propreté, d'eau, d'électricité et de sécurité.