les états généraux de l'éducation, de la formation et de l'adéquation formation - emploi tenus à Libreville les 17 et 18 mai 2010 suite au constat d'échec de notre système éducatif, avaient pour but de le repenser en profondeur pour enfin améliorer sa qualité. Cet échec, il ne faut pas s'en cacher, procède de:
- la formation approximative des enseignants et la démotivation des bonnes volontés
je voudrais rappeler que l'école est une structure dynamique composée de maillons dont chaque élément est investi d'une mission bien précise et de tâches ponctuelles à exécuter. Dans ce dispositif, l'enseignant joue un rôle important et c'est pour cette raison que j'insiste sur la qualité de formation. Aujourd'hui la formation des enseignants singulièrement de ceux du 1° formés à l'intérieur ( CPP de Mouila) ne peut pas répondre efficacement aux attentes de l'Etat et des parents. Bien sûr à cela il faut ajouter l'amour du métier qui s'est édulcoré au fil du temps. Combien viennent encore à l'enseignement par amour? L'Etat doit tout faire, par des moyens incitatifs comme la pife, pour ramener l'enthousiasme dans la profession enseignante afin que l'enseignant joue pleinement son rôle d'éveilleur de conscience, de rempart contre l'obscurantisme, l'analphabétisme et la violence sous toutes ses formes.
- l'absence de formation des chefs d'établissement ( directeurs, principaux, proviseurs)
"dis -moi qui est ton directeur et je te dirai quelle école tu as". Personnage clé dans l'établissement,le chef d'établissement est à la fois leader et manager, moteur de l'efficacité et de la qualité de l'éducation et aussi de la réussite des élèves. Il doit jouer le rôle d'intégrateur de l'école par son sens du dialogue, de la concertation, des relations publiques ou encore mieux par son sens du leadership transformationnel. De ce point de vue, le chef d'établissement mérite une formation car il est difficile, comme je le vois ici, pour un enseignant d'aller de la classe au bureau. Un bon enseignant n'est pas forcément un bon chef d'établissement.
- l'absence des conseillers et inspecteurs pédagogiques sur le terrain
Il a été démontré en son temps que la visite d'un encadreur pédagogique avait un effet positif sur les apprentissages et sur les performances des apprenants. Or aujourd'hui les enseignants sont abandonnés à eux - mêmes au point où ils s'écartent des programmes et instructions de l'Institut Pédagogique National.
- la fréquence des redoublements et des abandons
- les inéquités scolaires
- la corruption scolaire: faux diplômes des enseignants, falsification des bulletins...
La corruption scolaire ne concourt pas à l'amélioration de la qualité de notre système éducatif. Bien au contraire elle le détruit de l'intérieur favorisant ainsi les mauvais résultats aux examens auxquels nous assistons tous passivement depuis une décennie. Les examens des BEPC et BAC ne sont plus fiables. Comment comprendre qu'un candidat de niveau CE1/CM2 puisse s'admettre à ces prestigieux examens? Dans presque toutes les provinces, beaucoup de réseaux constitués d'enseignants, des parents et des responsables provinciaux ont vu le jour.L'examen est monnayé. Il en est de même pour les passages en classes supérieures de la 1ère à la terminale. Les chefs d'établissements font fi des décisions des conseils des classes. Dans ce cas précis, Les parents ont une part de responsabilité. Ils ne veulent plus que leurs enfants reprennent la classe. Ils vont acheter ou se faire des bulletins à la gare routière de Libreville. Comment dans ces conditions améliorer la réussite des candidats aux examens? Comment avoir le capital humain dont le Gabon a besoin pour son développement?
La décision du ministre de l'éducation nationale est non seulement courageuse mais aussi salutaire d'autant plus qu'elle va freiner ces comportements déviants des parents, la paresse et l'esprit de facilité des apprenants et faire naître en chacun d'eux le goût de l'effort.Certes elle tombe à la veille de l'examen du bac et c'est pourquoi elle est douloureuse. D'aucuns disent qu'ils n'ont pas été informés. Ils ont raison mais le tort incombe aux chefs d'établissement qui étaient censés commenter et vulgariser les recommandations prises lors des états généraux des 17 et 18 mai 2010. Les Actes adoptés ont été distribués à tous les professionnels de l'éducation. Je vous invite à les lire au risque de vous faire surpendre par d'autres mesures judicieuses contenues dans ce document. Les fraudeurs n'ont qu'à s'en prendre à eux - mêmes et non au ministre qui appliquant la politique du gouvernement en matière d'éducation, et paraphrasant le chef de l'Exécutif " veut faire de notre système éducatif une référence capable de former des gabonais nécessaires à l'édification et à la conduite d'une diversité d'industries de transformation au Gabon" (Etats Généraux, mai 2013, discours du PR, pp.7). DURA LEX SED LEX.
dimanche 12 mai 2013
samedi 20 avril 2013
REMISE DES DIPLOMES AUX ENFANTS VULNERABLES
L'ONG SIFOS a organisé la cérémonie de remise des diplômes à ces étudiants à l'hôtel de ville de Mouila ce samedi 20 avril 2013. Cette ONG s'occupe non seulement des enfants orphelins du sida, des enfants de la rue, des enfants exploités mais aussi des enfants exclus du système éducatif. Elle recueille ces enfants si vulnérables et les place dans des petites entreprises pour apprendre un métier. Cela dure deux ans. Parmi les récipiendaires, l'on comptait des menuisiers, des soudeurs à l'arc, des coiffeuses. L'action de cette ONG purement humanitaire est à encourager parce qu'elle répond au 1er objectif des OMD qui est la réduction de la pauvreté, au 3ème objectif de l'EPT ( Education Pour Tous) souscrit au Forum de Dakar sur l'Education et au Cadre d'Action qui insiste sur l'apprentissage des compétences utiles à la vie courante, et à la vision du chef d'Etat et de son gouvernement qui soulignent qu'aucun gabonais ne doit "rester au bord de la route" car tout métier contribue au développement du pays. "Il n'y a point de sots métiers" a par conséquent un sens dans la vision du chef d'Etat. Eduquer, encadrer, accompagner, se mettre au service des autres mais surtout donner du travail aux enfants vulnérables est un véritable acte d'amour. L'action de cette ONG vient en appoint aux efforts du gouvernement mais surtout de la formation professionnelle car notre système éducatif comme ceux de toute l'Afrique francophone au sud du sahara a échoué: trop d'échecs, trop d'abandons, trop de redoublements, trop d'étudiants diplômés au chomâge. Elle doit interpeler tous nos enfants qui pensent que le BAC est la clé de la vie. La formation professionnelle est la meilleure voie comparativement à l'enseignement général parce qu'elle vous permet d'entrer facilement dans la vie active. L'action de cette ONG redonne vie et espoir à ces enfants qui sans diplôme et formation souffrent de la stigmatisation, de la discrimination et de l'intolérance de la société. Comme ceux qui sortent des grandes écoles supérieures, comme les fonctionnaires, ces diplômes reçus sur le tas donnent de la dignité, inspirent respect et confiance. Que le petit gabonais comprenne que tous ces petits métiers entrepris par les expatriés ne sont point déshonorants. Qu'il se décomplexe et il gagnera mieux sa vie.
Le chef de cabinet du gouverneur de la province de la Ngounié et le 2ème adjoint au maire de la commune de Mouila ont rehaussé de leur présence cette cérémonie.
dimanche 17 mars 2013
MGR MANDEGA NOUVEL EVEQUE DE MOUILA
Suite à la démission de Mgr Dominique BONNET pour raison de santé, le Vatican a nommé Mgr MANDEGA alors évêque de Port - Gentil pour le remplacer à Mouila. La cérémonie de possession de ses fonctions s'est faite à la paroisse st Jean Apôtre en présence du Premier Ministre, des autorités politiques, civiles, militaires, de nombreux peuples de la province de la Ngounié et de plusieurs invités et frères dans le sacerdoce venus de l'étranger. Elle a été présidée par le Nonce Apostolique en charge du Congo et du Gabon.
Dans son homélie, Mgr MANDEGA a parlé de l'unité de l'église catholique, de l'amour du prochain, du raffermissement de notre foi en cette année de la Foi.
Quant à Mgr Bonnet, il a remercié les peuples de son diocèse pour leur accueil et leur hospitalité. Ces mêmes peuples qui l'appelaient affectueusement PAPY DOMINIQUE lui restent reconnaissants.
Rappelons que Mgr MANDEGA a été ordonné prêtre à Mouila, qu'il est originaire de la province de la Ngounié et qu'il est à cheval entre deux provinces: évêque de Mouila et administrateur de Port - Gentil.
Dans son homélie, Mgr MANDEGA a parlé de l'unité de l'église catholique, de l'amour du prochain, du raffermissement de notre foi en cette année de la Foi.
Quant à Mgr Bonnet, il a remercié les peuples de son diocèse pour leur accueil et leur hospitalité. Ces mêmes peuples qui l'appelaient affectueusement PAPY DOMINIQUE lui restent reconnaissants.
samedi 16 mars 2013
M.KUMBA PAMBU DEVISE AVEC LES A.P.E
Invité par le président provincial de la FENAPEEG pour la Ngounié, le chef de service provincial des examens et concours monsieur Jean Claude KUMBA PAMBU dévise avec les associations des parents d'élèves de la commune. Les échanges ont porté sur les nouvelles réformes de notre système éducatif entre autres:
1) L’admission
en classe de 6ème
2) L’admission
au CEPE
3) L’admission
au BEPC
4) L’admission
en classe de 2de
5) L’organisation
des BAC1 et BAC2.
L’admission en 6ème
Le chef de service provincial des
examens et concours a bien rappelé toutes les mesures prises lors des états
généraux de l’Education pour améliorer les performances scolaires. Il s’est
ensuite appesanti sur l’annulation du concours d’entrée en 6ème .
Pour aller en 6ème l’élève doit avoir la moyenne annuelle de la
classe et réussir au test ou mieux à la mesure qui sera mise en place par le
gouvernement. C’est une équipe mise en place par la direction d’académie
provinciale qui désormais va évaluer le travail de l’élève. Les enseignants
titulaires des classes de 5ème année sont écartés d’office. Il a
précisé que l’admission en 6ème n’est point subordonnée à l’admission
au CEPE. Toutefois le CEPE compte déjà pour 50% dans l’évaluation finale faite
par la commission mise en place par la direction d’académie provinciale.
Le certificat d’études
primaires et élémentaires (CEPE)
La méthodologie est la même :
moyenne annuelle de l’élève + notes de l’examen divisée par 2 = admission au
CEPE quand l’élève atteint la moyenne requise fixée par le gouvernement.
Le brevet d’études du premier
cycle (BEPC)
Le conférencier a souligné qu’il
existe trois types de candidats pour le BEPC :
·
Candidats officiels présentés par les
établissements secondaires du public, les confessionnels reconnus d’utilité
publique ( Val Marie et st Gabriel) et ceux en partenariat avec l’Etat ( La
VISION, Djoué Dabany, cours Ambourouet)
·
Candidats non officiels ou libres scolarisés
présentés par les établissements secondaires non reconnus d’utilité publique ou
sans partenariat avec l’Etat ( NDOKI, st Augustin, complexe scolaire Ngounié)
·
Candidats libres non scolarisés
Le conférencier a dit à l’assistance
que l’épreuve de culture générale est annulée, que l’Etat ne prend en compte
que les candidats officiels. Pour l’admission au BEPC, l’on considère désormais
la moyenne annuelle de l’élève et les notes de l’examen à l’exception des
candidats libres scolarisés dont seules les notes de l’examen seront prises en
compte. Cet examen est un passeport pour la classe de 2de.
Admission en 2de
L’élève qui a sa moyenne annuelle
soit 10et + / 20 et son BEPC est d’office admis en 2de. Toutefois le
conférencier a précisé qu’un concours spécial est organisé pour les élèves
ayant réussi à l’examen du BEPC mais sans moyenne annuelle. Cet examen va
porter sur les disciplines de base dans lesquelles l’élève a une moyenne
annuelle en – dessous de 10/20. Le gouvernement veut petit à petit éliminer le
redoublement a –t-il ajouté. L’élève qui a la moyenne annuelle de 10 et + sans
BEPC peut aller en 2de. Mais il ne pourra passer le baccalauréat que s’il a le
BEPC. En d’autres termes, a-t-il précisé, aucun candidat au bac sans BEPC ne
pourra être dorénavant autorisé à passé l’examen.
Le baccalauréat
Le conférencier a dit que les
élèves inscrits dans les établissements non reconnus d’utilité publique vont
faire face à d’énormes difficultés car ils ne peuvent passer le BAC 1 en 1ère,
l’Etat ne prenant en charge que ceux des établissements publics, confessionnels
et privés en partenariat avec lui. La raison est que ces établissements privés
ne sont pas en règle avec la législation gabonaise en matière d’éducation. Leurs
candidats vont continuer à passer le bac traditionnel alors que leurs collègues
des établissements pris en charge par l’Etat auront l’avantage d’éliminer
quelques disciplines sur le chemin.
Questions diverses
Le conférencier a dit que
désormais l’élève gabonais aura un identifiant, ce qui interdira à l’élève de «
sauter » la classe ou de refuser le redoublement. L’identifiant va
permettre au gouvernement de suivre la scolarité de l’élève gabonais. Il a
précisé qu’il aura le même identifiant de la maternelle à l’université. Cela prend
effet à la rentrée 2014/2015.
Les présidents des APE ont
proposé que le gouvernement les implique dans l’organisation des examens. Ils souhaitent
être présents aux délibérations. La bonne gouvernance en milieu scolaire n’inclut-elle
pas les parents dans le fonctionnement de l’établissement ?
Nous observons que les établissements privés qui poussent comme des champignons dans tout le territoire vont avoir de plus en plus de problèmes. L'Etat veut les pousser à se conformer à la législation gabonaise. Les élèves qui sont dans ces établissements sont désormais logés dans la mauvaise enseigne puisqu'ils ne peuvent pas passer le BAC1, le concours spécial d'entrée en 2de. Un élève qui a 16 ans ou 18 ans issu de ces établissements ne peut passer le Bac à moins de prouver sa scolarité ou encore son cursus en présentant les trois bulletins de chaque classe. Les élèves inscrits dans les établissements publics et partenaires ne peuvent plus refuser le redoublement puisque l'identifiant permet de suivre leur scolarité. Notre système éducatif est bien malade. Si toutes ces décisions sont appliquées nous sommes certains que nous atteindrons la qualité de l'éducation et les bons résultats. Mais nous disons aussi que la qualité de l'éducation passe par la qualité des enseignants et des chefs d'établissements ( bonne formation, véritables diplômes), la gratuité des manuels scolaires, la sécurisation des bâtiments, la responsabilisation des APE et des élèves ( présence aux conseils d'administration, de discipline, des classes, mise en place des coopératives, des conseils d'élèves...)
Nous observons que les établissements privés qui poussent comme des champignons dans tout le territoire vont avoir de plus en plus de problèmes. L'Etat veut les pousser à se conformer à la législation gabonaise. Les élèves qui sont dans ces établissements sont désormais logés dans la mauvaise enseigne puisqu'ils ne peuvent pas passer le BAC1, le concours spécial d'entrée en 2de. Un élève qui a 16 ans ou 18 ans issu de ces établissements ne peut passer le Bac à moins de prouver sa scolarité ou encore son cursus en présentant les trois bulletins de chaque classe. Les élèves inscrits dans les établissements publics et partenaires ne peuvent plus refuser le redoublement puisque l'identifiant permet de suivre leur scolarité. Notre système éducatif est bien malade. Si toutes ces décisions sont appliquées nous sommes certains que nous atteindrons la qualité de l'éducation et les bons résultats. Mais nous disons aussi que la qualité de l'éducation passe par la qualité des enseignants et des chefs d'établissements ( bonne formation, véritables diplômes), la gratuité des manuels scolaires, la sécurisation des bâtiments, la responsabilisation des APE et des élèves ( présence aux conseils d'administration, de discipline, des classes, mise en place des coopératives, des conseils d'élèves...)
dimanche 13 janvier 2013
Muyissi environnement: l'invitée
Dans le cadre de ses activités Muyissi environnement a invité madame Nina chargée du département social à OLAM Mouila. Lors de son intervention madame Nina a entretenu les membres de cette ONG sur le contrat signé entre les populations et la société. Elle nous a parlé de la cartographie sociale participative et des impacts positifs et négatifs du contrat.
Eu égard à la cartographie sociale, madame Nina a expliqué que ladite cartographie a été faite avec les villageois. En outre, elle a souligné que la société OLAM respectait les clauses du contrat entre autres le respect des rivières, des marigots, des plantations, des cimetières et des arbres fruitiers même quand ceux -ci se trouvent dans la zone délimitée d'OLAM.
Comme effets positifs, la société OLAM va construire et réfectionner toutes les écoles qui se retrouvent dans sa zone d'exploitation et leur fournir du matériel didactique. D'ailleurs pour la rentrée 2012 - 2013, elle a remis un trousseau scolaire à chaque apprenant. Elle va aussi réhabiliter tous les dispensaires qu'elle va doter en médicaments de base. La société OLAM a sollicité l'expertise de IGAD quant à l'agriculture et l'élévage. Elle voudrait amener les populations à s'intéresser à ces activités. Enfin elle a l'intention d'installer des fontaines publiques dans tous les villages.
Comme effets négatifs, madame Nina a fait allusion à la déforestation.
Peu satisfaits des réponses de madame Nina, les membres de l'ONG ont exprimé leur crainte et leur inquiétude devant ce qu'ils ont appelé l'apocalypse de la forêt de la Ngounié nord. Ils ont repris les plaintes des populations qui affirment qu'OLAM détruisait la biodiversité et la faune; marigots et lacs remblayés, chocolatiers et autres arbres fruitiers sauvages abattus, tombes profanées...Ils ont demandé à OLAM de respecter la culture des villageois et de traiter leurs travailleurs dans le respect des droits de l'homme.
Eu égard à la cartographie sociale, madame Nina a expliqué que ladite cartographie a été faite avec les villageois. En outre, elle a souligné que la société OLAM respectait les clauses du contrat entre autres le respect des rivières, des marigots, des plantations, des cimetières et des arbres fruitiers même quand ceux -ci se trouvent dans la zone délimitée d'OLAM.
Comme effets positifs, la société OLAM va construire et réfectionner toutes les écoles qui se retrouvent dans sa zone d'exploitation et leur fournir du matériel didactique. D'ailleurs pour la rentrée 2012 - 2013, elle a remis un trousseau scolaire à chaque apprenant. Elle va aussi réhabiliter tous les dispensaires qu'elle va doter en médicaments de base. La société OLAM a sollicité l'expertise de IGAD quant à l'agriculture et l'élévage. Elle voudrait amener les populations à s'intéresser à ces activités. Enfin elle a l'intention d'installer des fontaines publiques dans tous les villages.
Comme effets négatifs, madame Nina a fait allusion à la déforestation.
Peu satisfaits des réponses de madame Nina, les membres de l'ONG ont exprimé leur crainte et leur inquiétude devant ce qu'ils ont appelé l'apocalypse de la forêt de la Ngounié nord. Ils ont repris les plaintes des populations qui affirment qu'OLAM détruisait la biodiversité et la faune; marigots et lacs remblayés, chocolatiers et autres arbres fruitiers sauvages abattus, tombes profanées...Ils ont demandé à OLAM de respecter la culture des villageois et de traiter leurs travailleurs dans le respect des droits de l'homme.
dimanche 6 janvier 2013
MUYISSI ENVIRONNEMENT
L'ONG Muyissi Environnement dirigé par Ladislas Demaison NDEMBET a convoqué une réunion au collège d'enseignement secondaire Albert Martin SAMBHAT (CESAMS). Monsieur ATSUSHI SHIMAHATA, expert japonais qui travaille avec WCS y a pris part. Les membres de cette ONG ont débattu des problèmes de l'environnement principalement de la situation écologique et sociale qui prévaut dans les chantiers d'OLAM. Cette entreprise s'est installée dans tous les villages qui se trouvent entre Mouila et Fougamou. L'ONG Muyissi a écouté le témoignage accablant d'un exploitant forestier qui a indiqué qu'OLAM détruisait toute la forêt et tous les bois tropicaux: moabi, ozigo, okoumé qui constituent la richesse de notre faune. Olam remblait les rivières et ruisseaux tuant ainsi diverses espèces de poissons qui y vivent. L'ONG Muyissi s'est aussi plaint des conditions d'hygiène à Mouila. Les populations qui vivent autour de l'hôpital régional, de Casepga , de la SBN sont susceptibles d'attraper des maladies graves. L'on ne sait pas en effet où ces sociétés jettent leurs ordures. Dans tous les quartiers et même devant le marché municipal jonchent des tas d'immondices faute de décharge publique.
Pour pallier cette situation , l'ONG Muyissi a encouragé la création des clubs ENVIRONNEMENT dans les écoles et se propose de discuter avec les autorités municipales et départementales. Elle a enfin sollicité un partenariat avec WCS dont le représentant était présent à cette rencontre.
Pour pallier cette situation , l'ONG Muyissi a encouragé la création des clubs ENVIRONNEMENT dans les écoles et se propose de discuter avec les autorités municipales et départementales. Elle a enfin sollicité un partenariat avec WCS dont le représentant était présent à cette rencontre.
CAS D'INDISCIPLINE AU COLLEGE ST GABRIEL
Le directeur du collège st Gabriel a convoqué ce samedi 05 janvier 2013 tous les parents d'élèves des classes de 5ème et 4ème à une réunion importante au cours de laquelle il a exprimé son indignation face au comportement exécrable des apprenants de ces classes. Il a rappelé le caractère spécifique de l'enseignement catholique.
A la fin du 1er trimestre, les apprenants des classes sus-citées ont introduit des morceaux de bois dans les serrures, écrit des graffitti, insulté à travers affiches le chef d'établissement, le surveillant général et deux enseignants: celui de Physique et chimie au second cycle et celle d'arts.
Le directeur a tout naturellement condamné ces comportements déviants et indignes dans un collège catholique et sollicité le concours des parents pour que ceux -ci participent concrètement à l'éducation des enfants qu'ils leur confient." L'éducation est affaire de tous: école et famille. Le collège st Gabriel n'est pas une garderie." a-t-il martelé. Chef d'établissement dans une école catholique et chrétien pratiquant, le directeur a su pardonner. Il n'a pris aucune sanction contre les apprenants des classes incriminées. Il a par contre rappelé les dispositions du règlement intérieur et fait signer le contrat de scolarité aux parents. Cette mesure est pour rappeler à ceux -ci le rôle qu'ils doivent jouer dans l'éducation de leurs enfants.
L'APE a pris l'engagement d'acheter des nouvelles serrures et de repeindre les murs.
A la fin du 1er trimestre, les apprenants des classes sus-citées ont introduit des morceaux de bois dans les serrures, écrit des graffitti, insulté à travers affiches le chef d'établissement, le surveillant général et deux enseignants: celui de Physique et chimie au second cycle et celle d'arts.
Le directeur a tout naturellement condamné ces comportements déviants et indignes dans un collège catholique et sollicité le concours des parents pour que ceux -ci participent concrètement à l'éducation des enfants qu'ils leur confient." L'éducation est affaire de tous: école et famille. Le collège st Gabriel n'est pas une garderie." a-t-il martelé. Chef d'établissement dans une école catholique et chrétien pratiquant, le directeur a su pardonner. Il n'a pris aucune sanction contre les apprenants des classes incriminées. Il a par contre rappelé les dispositions du règlement intérieur et fait signer le contrat de scolarité aux parents. Cette mesure est pour rappeler à ceux -ci le rôle qu'ils doivent jouer dans l'éducation de leurs enfants.
L'APE a pris l'engagement d'acheter des nouvelles serrures et de repeindre les murs.
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