Après la rencontre avec les apprenants, le fondateur du lycée privé Germain DILOUSSA s'est retrouvé le samedi 26 novembre 2016 avec les parents dont les enfants fréquentent cet établissement. Quatre points étaient inscrits à l'ordre du jour :
1°) la présentation de l'établissement et les raisons de sa création
2°) le transport
3°) les frais de participation aux examens officiels
4°) la mise en place de l'APE
Le LPGD est créé pour lutter contre les redoublements, les abandons scolaires, les effectifs pléthoriques, les mauvais résultats et le manque de discipline. Pour cette raison le fondateur a insisté sur la pédagogie de la réussite qui permettra de suivre tout apprenant en difficulté Il remet à chaque inscrit des livres et romans car pour lui un élève +un livre = REUSSITE . Les apprenants des classes d'examens auront études obligatoires tous les mardis et vendredis de 16h à 17h 30 mn.
le LPGD a un partenaire qui se charge du transport des apprenants. Le coût mensuel est de 10.000 F cfa
Enfin le fondateur a souhaité la mise en place de l'APE et des conseils du lycéen, des délégués des élèves et du gouvernement de l'établissement. La date du 6 décembre a été retenue pour l'élection de l'APE;
la devise de l'établissement c'est TRAVAIL COMPETITIVITE SERENITE
dimanche 27 novembre 2016
mercredi 9 décembre 2015
LE RÔLE DU CENSEUR DE VIE SCOLAIRE DANS UN ETABLISSEMENT SECONDAIRE
La prise de
conscience de la qualité de l’établissement scolaire dans la réussite des
apprenants pousse à une profonde révision des rôles confiés aux personnels de
direction. Autant en ce 21ème siècle la tâche du chef d’établissement devient
de plus en plus difficile autant la fonction du CVS se complexifie au fil des
années.
Au Gabon la fonction de CVS est nouvelle et le ministère
n’a pas pris soin de clarifier ses rôles et missions au point ou elle se
confond avec le super surveillant général. Certes il s’occupe de l’absentéisme
mais il est avant tout le conseiller technique du chef d’établissement, le
régulateur, le médiateur et le garant des règles de vie et du droit au sein de
l’établissement, le responsable du service administratif de la vie scolaire qui
se définit selon Eric SIRE, CPE comme la
vie à l’école et dans l’école se caractérisant par les conditions de vie et de
travail pour la réussite des apprenants et par l’organisation des espaces et
des temps permettant l’expression, les rencontres, les partenariats
En regard à cette définition, le rôle et les missions du
CVS sont clairement expliqués. Il joue
un rôle éminent dans
l’établissement. Il veille au
- respect d’autrui
- respect des biens individuels et collectifs
- respect des principes de discipline sans
lesquels la communauté pédagogique ne serait
pas viable
- respect des dispositions du Règlement
Intérieur
De façon pratique le CVS
s’occupe de la gestion du signalement ( suivi et gestion des absences et
retards, promotion de l’assiduité) de
la gestion des sanctions et de
l’information, de la politique d’accueil et de l’éducation à la citoyenneté et
au développement durable et de l’organisation du travail des surveillants qui
sont sous son autorité. Aussi le CVS est—il
une réalité vivante et joue—t—il un rôle important dans la socialisation
et le vivre ensemble.. Certes il s’occupe
de la surveillance mais je rappelle que
la responsabilité première de celle—ci
en incombe au chef d’établissement au titre des pouvoirs qui lui sont reconnus.
Il y a aussi les enseignants qui doivent assurer le contrôle des absences
pendant les heures des cours et les ATOS
( infirmiers, assistantes sociales, techniciennes de surface, intendant,
économe…). La surveillance est affaire de tous: communautés pédagogique et
éducative. L’implication de tous ces personnels va rendre le travail plus
visible et efficace. Il s’agit aussi pour le CVS d’affecter une zone et une
à deux classes à un surveillant et de déterminer un jour ( début ou fin de
semaine) pour le traitement des données et des absentéismes qui en comptent
quatre :
- absentéisme ciblé ( choix des cours,)
- absentéisme d’évitement (école buissonnière)
-
absentéisme
couvert (certificats médicaux de complaisance)
- absentéisme institutionnel
(exclusion du cours, présence au foyer et/ou à l’ infirmerie )
De plus, pour
mieux maintenir la discipline dans l’établissement, il doit se faire connaître
et connaître tous les apprenants au moyen de la fiche d’enquête sociale qu’il
doit leur faire remplir. Le CVS est
d’abord et avant tout un éducateur scolaire. Il est aussi le conseiller des
professeurs mais il ne fait partie ni de l’équipe pédagogique ni de l’équipe de
direction, ce qui lui permet la pleine mesure de sa transversalité. Si sa
fonction est indépendante, il n’en demeure pas moins qu’il est sous l’autorité
du chef d’établissement qui incarne l’établissement et qui en est la personne
morale mais il n’en est pas pour autant un affidé. Le CVS fonde son action sur
les valeurs de justice; d’équité, d’amour et de respect et il doit prendre part
à tous les conseils tenus dans l’établissement.
Hyanice BIGOUAGOU-DILOUSSA IVANTSU
Professeur principal des lycées à la retraite
Ancien proviseur 1983—2008
Formateur des formateurs en Education, option formation
des chefs d’établissement scolaire
Sources:
Alain Sanchez, LA VIE SCOLAIRE: Pour un élève autonome et responsable
Les cahiers de l'Education et Devenir N°2 6 Janvier 2009
Fiche n° 24 LA VIE SCOLAIRE: la surveillance
Ministère de l'Education Nationale ( France) , Février 2009
Bouziat lucille, Menetrier Lucie, Potinet Ayméric: le conseiller principal
De la vie scolaire à la politique éducative ( Jean Paul DELAHAYE, 2009 )
mardi 30 décembre 2014
L'IMPACT DU VIH/SIDA EN MILIEU SCOLAIRE
Gérer l’éducation dans un contexte de VIH/SIDA
est un thème de réflexion qui interpelle tous les acteurs des systèmes éducatifs
en Afrique au Sud du Sahara. Que l’on soit gestionnaire, partenaire ou parent,
l’éducation est affaire de tous. Son développement et surtout son efficacité
donnent un grand espoir à tous les citoyens de nos pays respectifs. Gérer donc
l’éducation dans des pays pauvres ou le
VIH/SIDA sévit est un travail difficile à réaliser..
Le
VIH/SIDA est la pire tragédie que l’Afrique ait connue. Certes l’on observe
aujourd’hui une diminution de la prévalence dans notre pays grâce à l’action
des associations et du gouvernement dans les écoles. L’éducation influe considérablement
sur le degré d’informations des adolescents qui restent tres actifs
sexuellement. Plus ils font des études ,
mieux ils sont informes sur les moyens de protection et plus ils sont aptes a
changer de comportement.
Au
Gabon on a élaboré des nouveaux manuels tel DOUMBIA et autres mais le système éducatif
même si on ne le dit pas, demeure en péril.. les enseignants sont malades et
meurent sans qu’ils ne soient remplaces. Les apprenants sont touches
directement ou indirectement ; d’où de fréquentes absences et des
abandons. Le tableau ci - dessous est une réflexion qui propose des solutions
fiables et durables qui peuvent aider les orphelins de cette pandémie à achever
le cycle scolaire et surtout à réussir
|
ASPECT
|
EFFETS
DU VIH/SIDA
|
IMPACT
DU VIH/SIDA
|
ACTIONS
A MENER
|
|
EDUCATION
|
-
Baisse
du taux de scolarisation
-
Baisse
de la qualité de l’éducation
|
-
L’offre
de scolarisation décroit
-
La
qualite de l’éducation est compromise
-
Absentéisme
des apprenants et enseignants
-
Obstacles
a l’atteinte des OMD et de l’EPT
-
Stigmatisation :
retrait des enfants de l’établissement
|
-
Suppression
des droits d’écolage pour les orphelins et victimes de la pandémie
-
Distribution
gratuite des livres
-
Cantines
scolaires
-
Développement
de programmes pour l’éducation au VIH/SIDA
-
Distribution
gratuite ou délivrance a un prix raisonnable des antirétroviraux
-
Amélioration
du suivi de l’absentéisme et de la mortalité chez les enseignants
-
Adoption
des lois anti discrimination
|
J’ai
personnellement apprécié l’action du COLUSEMEN et de l’EDUCATION
MULTISECTORIELLE sur le terrain. Le gouvernement a abandonne ces actions comme
si la lutte contre le VIH/SIDA était finie et gagnée. Or la pandémie existe
encore au Gabon et continue à se répandre petitement dans la société. L’école
est le véritable berceau du VIH/SIDA. Beaucoup de nos élèves singulièrement les
filles sont infectées du fait de la pauvreté des parents qui ne peuvent payer
leurs frais de scolarité. Les enseignants sont aussi infectes en grand nombre.
Ces décès sont imputables encore dans notre société aux faits traditionnels
telle la sorcellerie. Que l’Etat ne baisse nullement les bras et que le
Ministère de l’Education Nationale conçoive et intègre les enseignements sur le
VIH/SIDA dans les curricula et continue a former et a soutenir les enseignants
.
L'IMPACT DU VIH/SIDA EN MILIEU SCOLAIRE
Gérer l’éducation dans un contexte de VIH/SIDA
est un thème de réflexion qui interpelle tous les acteurs des systèmes éducatifs
en Afrique au Sud du Sahara. Que l’on soit gestionnaire, partenaire ou parent,
l’éducation est affaire de tous. Son développement et surtout son efficacité
donnent un grand espoir à tous les citoyens de nos pays respectifs. Gérer donc
l’éducation dans des pays pauvres ou le
VIH/SIDA sévit est un travail difficile à réaliser..
Le
VIH/SIDA est la pire tragédie que l’Afrique ait connue. Certes l’on observe
aujourd’hui une diminution de la prévalence dans notre pays grâce à l’action
des associations et du gouvernement dans les écoles. L’éducation influe considérablement
sur le degré d’informations des adolescents qui restent tres actifs
sexuellement. Plus ils font des études ,
mieux ils sont informes sur les moyens de protection et plus ils sont aptes a
changer de comportement.
Au
Gabon on a élaboré des nouveaux manuels tel DOUMBIA et autres mais le système éducatif
même si on ne le dit pas, demeure en péril.. les enseignants sont malades et
meurent sans qu’ils ne soient remplaces. Les apprenants sont touches
directement ou indirectement ; d’où de fréquentes absences et des
abandons. Le tableau ci - dessous est une réflexion qui propose des solutions
fiables et durables qui peuvent aider les orphelins de cette pandémie à achever
le cycle scolaire et surtout à réussir
|
ASPECT
|
EFFETS
DU VIH/SIDA
|
IMPACT
DU VIH/SIDA
|
ACTIONS
A MENER
|
|
EDUCATION
|
-
Baisse
du taux de scolarisation
-
Baisse
de la qualité de l’éducation
|
-
L’offre
de scolarisation décroit
-
La
qualite de l’éducation est compromise
-
Absentéisme
des apprenants et enseignants
-
Obstacles
a l’atteinte des OMD et de l’EPT
-
Stigmatisation :
retrait des enfants de l’établissement
|
-
Suppression
des droits d’écolage pour les orphelins et victimes de la pandémie
-
Distribution
gratuite des livres
-
Cantines
scolaires
-
Développement
de programmes pour l’éducation au VIH/SIDA
-
Distribution
gratuite ou délivrance a un prix raisonnable des antirétroviraux
-
Amélioration
du suivi de l’absentéisme et de la mortalité chez les enseignants
-
Adoption
des lois anti discrimination
|
J’ai
personnellement apprécié l’action du COLUSEMEN et de l’EDUCATION
MULTISECTORIELLE sur le terrain. Le gouvernement a abandonne ces actions comme
si la lutte contre le VIH/SIDA était finie et gagnée. Or la pandémie existe
encore au Gabon et continue à se répandre petitement dans la société. L’école
est le véritable berceau du VIH/SIDA. Beaucoup de nos élèves singulièrement les
filles sont infectées du fait de la pauvreté des parents qui ne peuvent payer
leurs frais de scolarité. Les enseignants sont aussi infectes en grand nombre.
Ces décès sont imputables encore dans notre société aux faits traditionnels
telle la sorcellerie. Que l’Etat ne baisse nullement les bras et que le
Ministère de l’Education Nationale conçoive et intègre les enseignements sur le
VIH/SIDA dans les curricula et continue a former et a soutenir les enseignants
.
A L'ECOLE DU CAMELEON
Si j’ai un conseil à vous donner, je vous
dirais d’ouvrir votre cœur et surtout d’aller a l’école du caméléon. C’est un
grand professeur. Et si vous l’observez, vous verrez ce qu’est le caméléon.
Quand il prend une direction, il ne détourne jamais la tète. Donc ayez un
objectif précis dans la vie et que rien ne vous détourne de cet objectif.
Le caméléon ne tourne pas la tète mais
c’est l’œil qu’il tourne. Le jour ou vous verrez un caméléon, regardez – le
bien c’est l’œil qu’il tourne. Il regarde en bas. Il regarde en haut ; ca
veut dire informez – vous. Ne croyez pas que vous êtes le seul existant de la
terre. Il y a toute une ambiance autour de vous.
Et que fait le caméléon quand il arrive
dans un endroit ? il prend la couleur du lieu. Ce n’est pas l’hypocrisie :
c’est d’abord la tolérance, et puis le savoir-vivre. Se heurter les uns les
autres n’arrange rien. Jamais on a construit dans la bagarre. La bagarre détruit.
La mutuelle compréhension est un grand devoir. Il faudrait toujours chercher à
comprendre son prochain. Si vous existez, il faut admettre que l’autre existe
aussi.
Et qu’est-ce qu’il fait le caméléon quand
il lève le pied ?. Il balance pour savoir
si les deux pieds poses ne s’enfoncent pas. C’est seulement après qu’il
va déposer les deux autres et il balance encore sa patte et lève le pied. Ca
s’appelle de la prudence dans la marche et sa queue est préhensible. Il
l’accroche. Il ne se déplace pas comme
ca. Il l’accroche pour que si le devant s’enfonce ,qu’il reste suspendu. Ca
s’appelle ,assurer ses arrières, ne soyez pas imprudents dans la vie
Qu’est-ce que fait le caméléon quand il
voit une proie ? il ne se précipite pas là-dessus. Il envoie d’abord sa
langue. C’est sa langue qui va chercher la proie parce que ce n’est pas la
petitesse de la proie qui dit qu’elle ne peut pas faire mourir. Voila pourquoi
il envoie d’abord sa langue. Si la langue peut ramener la proie, il la ramène
tranquillement. Sinon il a toujours la ressource de reprendre sa langue et d’éviter
le mal. Donc allez doucement dans tout ce que vous faites. Si vous voulez faire
une œuvre durable, soyez patient. Soyez bon. Soyez humain. Soyez vivable.
Voila l’école du caméléon. Voila ce qu’il
vous enseigne. Si un jour vous traversez la brousse africaine et que vous
demandez aux inities le chemin de la vie, ils vous diront : « Allez
a l’école du caméléon, c’est l’école de la vie, c’est le chemin de la vie,
c’est le professeur de l’humanité : le caméléon ».
Amadou HAMPATE- BA, Kaidara : récit initiatique
LE CHEF D'ETABLISSEMENT ET LA PRISE DE DECISION
La tache du chef d’établissement devient plus complexe à l’heure de la
mondialisation et de la globalisation de l’économie mondiale.
Traditionnellement pédagogue et financier, le chef d’établissement revêt le
manteau d’administrateur. Mais qu’est-ce qu’administrer ?
Selon
Philippe DUPUIS, administrer c’est non seulement la mise en place et
l’organisation efficiente de toutes les ressources nécessaires a l’atteinte des
objectifs mais c’est aussi essentiellement décider. Le chef d’établissement
doit prendre une décision tous les jours
face a la mauvaise humeur des
enseignants, à l’indiscipline des apprenants, a l’absentéisme des personnels
d’encadrement ou a l’incompréhension des parents.
Pour le chef d’établissement, la prise de décision
est au cœur de toute son activité. Or comme le dit encore Philippe DUPUIS décider
est un processus complexe, difficile qui exige des aptitudes naturelles, des
connaissances, des compétences.
En effet, tel une rondelle de salami, une
tranche de jambon ou un morceau de fromage, le chef d’établissement se trouve
coince entre les différents partenaires scolaires et extrascolaires. Sa
fonction se réduit alors chaque jour a une sorte d’arbitrage. Elle requiert ,
par conséquent, beaucoup de courage, d’imagination, de tact et d’aplomb, donc de vraies qualités de
chef parce que selon nos us et coutumes, le chef c’est celui qui prend des décisions,
c’est celui qui tranche. Cette fonction est d’autant plus exigeante qu’elle met
le chef d’établissement en conflit avec lui –même.
-
Conflit
psychologique vis – a-vis du système avec toutes ses règles
- Conflit
vertical avec les responsables politiques de l’Education Nationale et plus particulièrement
avec les fonctionnaires qui les représentent
-
Conflit
horizontal qui est au cœur de ses préoccupations et qui concerne ses
collaborateurs, ses partenaires et toute la communauté éducative.
Tous ces facteurs peuvent le démotiver.
Le chef d’établissement doit jouer son va-tout. Il doit lutter contre la résignation,
la démotivation, la déception, la dépression, la fatigue, le sentiment
d’impuissance, le ras-le bol ou le fameux « burn out » des
enseignants qui refusent de lui obéir parce qu’il est d’abord a leurs yeux
« inter pares ».
La fonction de chef d’établissement
est plus que difficile mais si tu l’as choisi, laisse –moi te dire que tu as
fait un bon choix. Car c’est un métier noble et exaltant car tu t’es engage
dans le chemin du savoir, de la tolérance, du dialogue, de la responsabilité et
de la construction d’un monde meilleur. La mission essentielle du chef d’établissement
est de veiller et de maintenir la confiance entre partenaires dans la prise des
décisions et des bonnes décisions. Cela peut paraître naïf, sans cet optimisme entêté, vous auriez tous, chefs d’établissements, choisi un autre métier.
mardi 2 décembre 2014
LE PROGRAMME TES
L’amélioration de la qualité de l’éducation
reste aussi bien dans notre pays que dans tous les pays africains au sud du
Sahara, un thème prioritaire pour les gouvernants. Beaucoup d’attention est
accordée a la nécessité d’améliorer la gestion scolaire et de renforcer
principalement le rôle du chef d’établissement. En effet la qualité de
l’éducation (enseignements et apprentissages) dépend plus de la façon dont nos différentes écoles primaires et
secondaires sont gérées que de la quantité des ressources disponibles.
D’ailleurs ne dit-on pas : « dis
– moi qui est ton directeur et je te dirai de quelle école tu es ». C’est dans cette perspective
que la CONFEMEN a organise en avril 2006 les assises francophones sur le thème «
bien gérer pour mieux éduquer »
Dans la gestion quotidienne de nos écoles,
nous observons trop d’atermoiements parce que les chefs d’établissements
manquent de formation. Ils partent tous de la classe pour occuper les fonctions
de chef d’établissement sans aucune formation préalable. De plus ils sont
abandonnes. Ils ne se sentent pas soutenus, la culture de monitoring ou de
tutorat n’existant pas dans notre pays.
La formation
et le soutien aux chefs d’établissement viennent à propos. Outre les taches traditionnelles (gestions administrative, financière,
matérielle) qu’ils maitrisent à peine, ils pourront apprendre que le chef
d’établissement est un leader et un manager. C’est un leader parce qu’il doit
définir une vision et une direction a long terme tout en développant une
stratégie pour produire des changements pour atteindre le but. Il doit
transmettre cette vision à toute son équipe qu’il doit motiver, enthousiasmer
et encourager. C’est un manager parce qu’il doit définir les objectifs annuels
ou a court terme. Il planifie, organise le travail, décide, contrôle, fait des
budgets avec son intendant, résout les conflits.
Or peu de
nos chefs d’établissements ont compris cela. Peu impliquent leurs
collaborateurs dans la gestion. Peu partagent leur vision en mettant en place
un projet d’établissement. Le chef d’établissement doit être un agent de
changement, un véritable agent de transformation.
Le programme TES est un projet qui est d’une nécessité impérieuse. Cette reforme va soutenir les chefs d’établissement dans tous les domaines et
d’avoir in fine un système éducatif solide et cohérent. Il va permettre aux chefs d’établissements de partager leur vécu avec des collègues de façon interactive et de chercher les solutions à toutes les difficultés auxquelles
ils font journellement face dans leurs établissements respectifs.
Le programme TES a réussi dans les pays comme la Malaisie, L'Inde, le Japon... L’école dans ces différents pays devient un véritable levier de développement. Les pays au Sud du Sahara et le Gabon principalement en ont besoin pour redonner confiance aux apprenants et aux parents qui ne savent plus a quel saint se vouer tant les grèves a l’éducation nationale sont recurrentes et la formation des chefs d’établissement quasi inexistante.
Les leaders TES qui viennent d’être formes par le cabinet Mc Kinsey ne peuvent pas exercer du fait de quelques chefs hiérarchiques véreux, peu soucieux du futur de la jeunesse de ce pays. Ils refusent de valider la formation exigée et recommandée par la Présidence de la République au motif qu'ils n'ont pas été associes et ne trouvent pas leur compte. Voila ou va notre pays. Au lieu d’être sacrée,notre jeunesse est sacrifiée .
Une bonne école passe par la formation qualitative des enseignants et surtout du chef d’établissement dont l'empowerment doit être avéré pour conseiller, guider, accompagner voire former ses collaborateurs.
Le Gabon ne va jamais améliorer son système éducatif tant que les gestionnaires du ministère ne comprendront pas que les reformes sont nécessaires. Il y en a eu beaucoup dans ce pays ( resen, projet BAD, APC...) mais aucune d'elles n'a abouti car pendant que dans les pays comme le Tchad, la RCA,le Congo, le Cameroun, l'APC est entre dans les collèges et lycées, au Gabon il est encore, balbutiant, a l’école primaire.
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