mercredi 12 septembre 2012

Le chef d'établissement catholique et la pastorale



                 Le chef d'établissement catholique et la pastorale
Aujourd’hui nous vivons dans un monde pluriculturel et pluri-scolaire. Dans ce contexte, chaque partenaire éducatif : Etat, privés, religion-doit affiner et approfondir sa spécificité. L’église catholique ne peut échapper à cette exigence. Elle veut montrer que l’école catholique est d’abord un espace public qui rend un service public à l’humanité et à la société civile pour un mieux- vivre ensemble. Ce qui différencie l’école catholique des autres, c’est sa référence à l’Evangile et au Christ qui occupent d’ailleurs une place de choix dans le projet éducatif. Il se traduit essentiellement dans les moyens requis et mis en œuvre pour proposer la foi catholique et animer la communauté éducative. Pour éduquer un enfant il faut l’aimer et donc l’éducation n’est rien d’autre qu’un apprentissage d’amour. Et le chef d’établissement catholique doit être au cœur de cet amour en favorisant la mise en place du temps de catéchèse et l’ouverture des membres de la communauté éducative à la dimension spirituelle, en proposant un éveil religieux et en permettant aux enfants de grandir en humanité.
Aussi comprenez – vous qu’outre les rôles administratif, matériel , financier, pédagogique, le chef d’établissement catholique doit animer la pastorale scolaire. Il évolue dans un milieu réligieux. Il doit vivre sa chrétienté et la partager aux autres. Comment ? Trois fonctions sont essentielles :
                                       Annoncer
                        Dieu révélé par Jésus Christ
Le temps passé dans l’enseignement catholique doit apporter à chaque jeune une possibilité privilégiée dans sa vie, de lui faire rencontrer le Christ, ou tout au moins de lui permettre d’entendre écho de la Bonne Nouvelle.  
L’annonce de la Parole doit viser à instaurer un climat d’épanouissement et de paix établi sur la vision de générosité, de confiance respectueuse et d’espérance de chacun. L’Ecole catholique est un lieu où une première annonce de l’Evangile peut être explicitement adressée à tous, dans le respect des convictions de chacun, et sans préjuger de la réponse. Cette première annonce peut se comparer aux discours de Pierre dans les Actes des Apôtres. Elle doit permettre un dialogue régulier et organisé.
C’est le rôle du chef d’établissement catholique de veiller à ce que les élèves aient un enseignement des faits religieux

                                SERVIR
                 Par l’éducation, servir l’homme.
Le projet de l’enseignement catholique c’est la promotion d’une personne autonome, responsable et au service des autres :
Chaque établissement doit répondre à cette exigence par l’attention qu’il porte à chacun et par la définition d’un projet éducatif référé à l’Evangile. A la suite du Christ chacun est appelé à découvrir sa vocation humaine et spirituelle de fils de Dieu et de frère des hommes.L’éducation promeut la personne en lui permettant de participer à sa propre construction. Il appartient au chef d’établissement de faire en sorte que chaque membre de la communauté éducative participe à ce projet où chacun est appelé à grandir pour se mettre au service de ses frères.De ce fait le chef d’établissement catholique doit :
· Inscrire le règlement intérieur dans le projet éducatif. Il est écrit et vécu dans le respect de la personne (des élèves vers les adultes et des adultes vers les élèves).
· Faire vivre les instances de dialogue :
Avec les élèves, celles où ils peuvent s’exprimer et prendre des responsabilités (par exemple en donnant de la réalité à la fonction de délégué élève, en créant des conseils des délégués, en donnant aux enfants la gestion de la coopérative, en mettant sur pied une association des parents d’élèves).
·         Eduquer à l’universel
Les actions de solidarité internationale, les réflexions thématiques (autour du développement durable, de la mondialisation, du commerce équitable…..) doivent s’inscrire dans le projet de l’établissement afin de leur donner toute la mesure d’une action éducative. Cette dimension de l’éducation au développement et de l’ouverture à l’universel en enseignement catholique donne un sens à la lumière de l’Evangile :Travailler à l’avenir d’un monde meilleur et à entretenir l’indignation devant l’injustice, éduquer au respect des différences.

                               Célébrer
              Rejoindre le temps de Dieu.
Célébrer pour créer un espace communautaire ouvert :
Toute communauté humaine et toute communauté chrétienne se retrouve à l’occasion de célébrations. Dans nos établissements catholiques, célébrer en petits ou en grands groupes c’est créer une chance de faire vivre un espace communautaire ouvert. C’est se donner un temps et un espace pour des signes de fraternité, pour le partage de la parole, pour l’appel à la vie intérieure et l’ouverture à la prière. Célébrer, c’est se donner une occasion de rejoindre le temps de la fidélité, le temps de Dieu.
De ce fait le chef d’établissement catholique doit rythmer l’année scolaire par le calendrier liturgique:
 A chaque grande fête de l’Eglise, il doit  s’interroger sur les moyens de la marquer dans la vie de l’établissement par des célébrations au moment des temps forts de l’année scolaire et notamment au moment de la rentrée et de la clôture de l’année scolaire. Ces  célébrations doivent être ouvertes à tous, sans obligation de célébration eucharistique mais avec l’idée de proposer du sens. Le chef d’établissement est tenu de prendre la parole en conformité à sa mission ou pour remercier toute la communauté éducative qui l’a aidé dans sa tâche si complexe.

Toutes ces valeurs ont malheureusement disparu. Aujourd’hui l’on ne perçoit plus de différence entre l’école catholique et les autres. Tous les maux – violence, drogue, prostitution, incivisme – pénètrent chaque jour dans les écoles catholiques. Les résultats sont  mauvais. Toutes les vertus théologales comme la foi, l’espérance, la charité et morales cardinales comme la justice, la tempérance, la force, le goût de l’effort et du travail bien fait ont aussi disparu. Les raisons sont tout simples :
·         Les chefs d’établissement ne sont pas chrétiens ou s’ils le sont, ils ne confessent pas la foi catholique
·         Le recrutement des enseignants est fait par le ministère de l’éducation nationale.
·         La direction nationale de l’enseignement privé catholique ne maîtrise pas les enseignants qu’elle ne connaît d’ailleurs que superficiellement.
·         La catéchèse n’est plus enseignée si tant est que les enseignants sont musulmans ou des églises éveillées
·         La prière, lieu de communion, n’est plus obligatoire
·         Les religieux ont déserté les établissements au motif qu’ils ne se reconnaissent plus dans ce qui se fait.
A mon sens, pour remédier à cette situation, pour que l’école catholique mérite de nouveau la confiance des parents, la conférence épiscopale doit revoir les critères de nomination aux fonctions de chef d’établissement et envoyer une lettre de mission à ceux-là qui sont promus en insistant sur la dimension pastorale. Elle doit aussi engager des discussions avec le ministère de l’éducation nationale pour que soit respecté l’esprit de l’accord cadre signé entre le Vatican et l’Etat gabonais.

dimanche 9 septembre 2012

L'Eglise catholique du Gabon en deuil

L'Eglise catholique du Gabon et singulièrement le diocèse de Mouila est en deuil. En effet l'abbé Ghislain Mouanda,curé de la paroisse de Moabi est décédé le  samedi 1er septembre 2012 à l'hôpital des armées de Libreville. L'abbé Ghislain a été un grand pasteur qui a su tout au long de sa vie marquer d'une pierre blanche son ministère. Homme affable, sociable, attentif et toujours à l'écoute de l'autre, il a su attirer confiance et estime.
L'abbé Ghislain a servi dans les paroisses de Sindara, de st Kisito à Mouila, de  Mbigou, de Mandji et de Moabi.
Né en 1948 à Sindara d'une famille chrétienne, l'abbé Ghislain a été enterré le samedi 8 septembre 2012 non loin du collège Val Marie aux côtés de ses confrères: le Père Berthelot et l'abbé Monanga.

vendredi 17 août 2012

Baccalauréat 2012 : Le classement des établissements est – il objectif ?


Dans sa parution n°971  du jeudi 09 août  2012, le quotidien GABON MATIN nous présente le classement par établissement fait par le ministère de l’éducation nationale à l’issue du baccalauréat, session de juillet 2012. C’est une bonne initiative car celui –ci  montre les établissements efficaces et les inefficaces pour ainsi dire. Il permet aussi de déterminer les bons et les mauvais chefs d’établissement. Les résultats aux examens nationaux sont une mesure d’évaluation. Un chef d’établissement est considéré comme bon lorsque son établissement a des bons résultats singulièrement aux examens.
A la suite de Jomtien et de Dakar, les Assises francophones de la gestion scolaire de Madagascar d’avril 2006 ont insisté sur l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la gestion scolaire. Le terme de «  qualité » implique non seulement l’acquisition des connaissances et des compétences mais aussi une égalité d’accès à une égalité de traitement et à une égalité de résultats. Les mesures ou indicateurs de qualité sont ainsi :
1)      Le maintien des enfants inscrits c’est-à-dire un faible taux d’abandon et un taux élevé d’achèvement
2)      La proportion d’enfants atteignant leurs cibles d’apprentissage
3)      Les écarts des résultats d’apprentissage entre écoles pour notre cas.
Depuis les états généraux de mai 2010, le ministère de l’éducation ne cesse de parler d’éducation de qualité et d’amélioration des résultats. Les résultats au bac de cette année sont plus que satisfaisants mais cela nous permet –il de conclure que le système éducatif gabonais sort enfin des sentiers battus et que de ce fait la gestion scolaire est bien entamée ?
« La gestion scolaire se définit comme l’exercice de l’autorité politique, économique, administrative et pédagogique dans le cadre de la gouvernance de l’école. Elle est également l’ensemble des activités qui font le lien entre la sphère des politiques éducatives et celle des résultats obtenus, entre les ressources et les acquisitions scolaires »( Pour une dynamique de la gestion scolaire, CONFEMEN, p.12)
Au regard de cette définition, je peux m’autoriser à dire qu’il existe beaucoup de disparités entre établissements. Le classement fait par le ministère de l’éducation n’est pas en conséquence objectif parce que l’on ne peut comparer que deux choses bénéficiant des mêmes avantages. Tous les établissements ne sont pas logés à la même enseigne. L’inégalité des résultats  entre établissements que nous avons observée relève d’iniquités dans la répartition et l’utilisation des ressources humaines, matérielles et même financières. Il n’y a point d’équité. Le terme «  équité » est synonyme de justice, de raison et d’impartialité dans l’octroi des chances d’apprentissage alors que celui « d’iniquité » signifie injustice provoquée par la négligence, la partialité ou par des décisions malavisées. La plupart des établissements publics qui ont des bons résultats bénéficient des meilleurs bâtiments, d’équipements mieux conçus, d’enseignants plus nombreux, plus fiables, plus compétents, plus motivés et des ressources pédagogiques suffisantes et où le chef d’établissement pratique le leadership transformationnel et distribué. L’on ne peut pas comparer le lycée national Léon Mba au lycée Didier ROGUET de Lébamba même si celui –ci a des bons résultats grâce au leadership et au dynamisme du chef d’établissement. Ce lycée n’a pas de laboratoire, de bibliothèque adéquat, de manuels scolaires et manque des professeurs dans les disciplines principales. Sur le plan financier, le ministère alloue une subvention vingt fois plus importante que le lycée Didier ROGUET. En ce qui concerne l’enseignement confessionnel catholique, je me permets de tirer les mêmes enseignements et conséquences même si ses établissements se placent parmi les meilleurs du pays. Les résultats procèdent de la bonne gouvernance des chefs d’établissement par la mise en œuvre et la pratique du leadership éthique ou moral. Il n’y a pas non plus d’équité dans l’allocation des ressources humaines. Quels résultats peut aujourd’hui avoir le collège Val Marie quand il ne fonctionne qu’avec des vacataires ?
J’apprécie tous les efforts que fait le ministère de l’éducation nationale pour améliorer la qualité de la gestion  et les résultats scolaires. L’excellence dont le ministre vante à chaque sortie passe par:
1)      La répartition équitable et judicieuse des ressources humaines, matérielles et financières
2)      La fourniture effective d’un livre pour chaque élève et pour chaque discipline
3)      La formation continue des enseignants et des chefs d’établissement
4)      La suppression des frais d’écolage dans tous les établissements même privés reconnus d’utilité publique
5)      La prise en charge de tous les enfants gabonais inscrits dans les établissements publics et privés reconnus d’utilité publique par le gouvernement
6)      La fermeture ou le contrôle accru des établissements privés non reconnus d’utilité publique par les conseillers et inspecteurs pédagogiques du ministère de l’éducation nationale. L’éducation doit cesser d’être marchandée. 
7)      Le transfert des pouvoirs : recrutement, nomination, sanctions aux D.A.P
Je suis convaincu que si ces conditions sont réunies, le ministère pourra ainsi perfectionner et rationaliser la gestion scolaire dans notre pays en terme d’efficience, d’efficacité et de qualité. Il pourra aussi librement et objectivement comparer les résultats entre établissements et distribuer les bons et mauvais points aux chefs d’établissement. Pour l’heure, le classement n’est pas du tout objectif parce que beaucoup d’établissements publics et privés reconnus d’utilité publique principalement ceux de l’intérieur sont abandonnés à eux – mêmes et fonctionnent difficilement.

Bibliographie :
-          Pour une nouvelle dynamique de la gestion scolaire, CONFEMEN, Dakar 2007
-          Le défi de l’apprentissage, L’Harmattan, 2003

lundi 23 juillet 2012

La formation des chefs d'établissements est-elle nécessaire?


Les résultats du baccalauréat 2012 à Mouila viennent confirmer la bonne santé du système éducatif dans la province de la N’gounié. De 22.22% au premier tour, ils atteignent 68,76% au final. Tous les admissibles, à l’exception d’une seule candidate, ont décroché le sésame : 423/424. Ces résultats montrent que les chefs d’établissement, moteurs de l’efficacité et de la réussite scolaires, ont bien joué leur partition. Ils peuvent ainsi dormir tranquillement et surtout être certains de rester à leur poste. En effet il y a quelques années, le ministère de l’éducation nationale répétait aux chefs d’établissement que leur maintien au poste dépendrait des résultats aux examens nationaux que sont le BEPC et le BACCALAUREAT.  Mais le fait d’avoir des bons résultats aux examens suffit-il pour être un bon chef d’établissement ? Est- ce une compétence liée à la direction d’un établissement ?
Pour le parent, tel chef d’établissement est bon parce que l’ établissement vient d’engranger des bons résultats aux examens nationaux que sont le BEPC ou le BAC ou encore parce que son enfant vient de réussir à ces examens. Certes le chef d’établissement est au cœur des apprentissages et de la réussite des élèves mais le mérite devrait d’abord revenir aux enseignants qui, au sein de la classe, par leurs connaissances, leurs compétences, leurs attitudes et leurs relations améliorent la qualité de l’enseignement. Ce qui se passe en classe dépend de ces facteurs. Le chef d’établissement, bien évidemment influence ces différents facteurs de qualité s’il sait faire régner un climat propice au travail en classe et à la sérénité des élèves et des enseignants.
Aujourd’hui les tâches du chef d’établissement se complexifient. Etre chef d’établissement devient un métier plus difficile et plus complexe car, chaque jour, il doit faire face à une multitude de sollicitations et aux problèmes de société : violence, drogue et autres comportements déviants de la jeunesse. Ce métier est d’autant plus difficile que le chef d’établissement va de la salle de classe à la direction sans formation initiale. Les séminaires organisés par le ministère de l’éducation nationale sont nécessaires et surtout utiles si le chef d’établissement veut rester au cœur du développement de l’établissement scolaire et partant de tout le système éducatif.
Le chef d’établissement doit être à la fois un leader et un manager pour mieux gérer son établissement.
Le leader définit une vision et une direction à long terme tout en développant une stratégie pour produire des changements pour atteindre le but. Il transmet cette vision à son équipe qu’il motive, enthousiasme et encourage.
Le manager définit les objectifs annuels ou à court terme. Il planifie, organise le travail, décide, contrôle, fait des budgets avec son intendant, résout les problèmes.
Or la plupart de nos chefs d’établissements ne définissent pas une vision stratégique de leurs établissements respectifs. Peu déterminent le projet d’établissement, associent les adjoints et les parents à leur décision. Demandez à un chef d’établissement quel but il veut atteindre. Il vous répondra : je veux avoir 60 à 75% au BEPC et au BAC. Mais  est-ce le seul but ? Est – ce la seule mission de l’école ? En réalité le chef d’établissement n’est pas à blâmer. Le ministre doit, à mon sens, envoyer des lettres de mission aux chefs d’établissements et leur exiger des projets d’établissement faits en concertation avec tous les enseignants, les élèves et les parents d’élèves qui constituent la communauté éducative. L’école est affaire de tous.
Les chefs d’établissement doivent être formés non seulement sur le plan administratif et structurel mais aussi sur le plan technique. Il est aujourd’hui  impérieux qu’ils suivent cette formation si le ministère veut atteindre la qualité de l’éducation. Pour favoriser un meilleur climat scolaire et la bonne gouvernance en milieu scolaire et pour mieux former les chefs d’établissement qui répondront efficacement aux attentes de la société, le ministère devrait se pencher pendant ces séminaires sur l’approche de Moisset et Toussain qui résument la direction d’établissement en sept pôles ou champs de compétence :
1.       La vision : le chef d’établissement doit avoir une vision claire des objectifs de son établissement et de son rôle. Il va nourrir une réflexion sur la conception de l’école et détermine les valeurs éducatives à développer au sein de l’établissement.
2.       La prise de décision : elle est au cœur de l’acte d’administrer : capacités d’analyse, de synthèse et de prendre des décisions.
3.       La communication : c’est un élément fédérateur dans le milieu scolaire. Le chef d’établissement doit pouvoir s’exprimer clairement par oral et par écrit notamment lorsqu’il écrit aux parents ou aux enseignants.
4.       Le leadership : le chef d’établissement doit être capable de mobiliser sa communauté autour d’une vision et des objectifs communs. Il doit pouvoir promouvoir le développement personnel des enseignants.
5.       Les relations humaines : le chef d’établissement doit favoriser la culture d’appartenance. Tous les membres de la communauté éducative doivent se sentir solidaires, parties prenantes appréciées et respectées, fonctionnellement complémentaires dans l’atteinte des objectifs du projet d’établissement.
6.       Le sens politique : le chef d’établissement est au centre d’une multitude d’acteurs : élèves, enseignants, parents, psychologue, infirmier…son rôle est de conciliation et de coordination.
7.       Le sens de l’organisation : le chef d’établissement doit organiser le travail de manière à assurer le fonctionnement de toute la structure organisationnelle.
Oui le fait d’avoir des bons résultats est une compétence qui est en rapport avec le leadership pédagogique mais cela ne doit pas être le seul but à atteindre par les chefs d’établissement. Ils doivent  comprendre que nous vivons dans un monde en perpétuels changements et que de ce fait ils doivent être des véritables agents de changement qui doivent prendre en compte tous les problèmes qui surviennent dans leur milieu scolaire. Le chef d’établissement est celui qui comme CHRIST est d’abord au service des autres et non à son service propre. Tout en pensant que ces résultats procèdent du travail des enseignants, des élèves et du dynamisme des chefs d’établissements, je dis bravo et à l’année prochaine.
Le métier de chef d’établissement est d’autant plus difficile qu’il est temps que le ministère de l’éducation nationale pense à le professionnaliser, à lui trouver un statut juridique. Les chefs d’établissement méritent d’avoir un corps à l’instar des corps de conseillers et inspecteurs pédagogiques… Le Gabon aurait ainsi des véritables professionnels et gestionnaires des établissements scolaires.               Sources :
-          Le leadership des directions d’établissement scolaire, Floriane G. LUTHI,  L’Harmattan 2010
-          Former les dirigeants de l’éducation, Guy PELLETIER, Perspectives en Education, CANAD 1999
-          Réflexions sur l’éducation, KANT

dimanche 15 juillet 2012

Football: 2ème édition de la coupe Léon NZOUBA


La 2ème édition de la coupe Léon NZOUBA a démarré cet après-midi au stade municipal de Mouila. L’honorable député Mme Olive LOUEMBET a donné, en présence de tous les chefs de service et des notables de la commune, le coup d’envoi. Douze (12) équipes réparties en quatre (4) poules y prennent part :
·         MOUREMBOU FC
·         JS MOUKOUMOUNABOUALA
·         STADE MALIEN
·         MOUKOUMOUNABOUALA  FC
·         ETUDIANTS DE LA BOULE RONDE
·         TS BOURGEONS
·         ETOILE DU SUD
·         SPORTING CLUB NGOSSOU
·         LE BAL DES FOOTBALLEURS
·         SAULNEROND FC
·         DIDJANOU FC
·         DIKONGO FC
En ouverture, MOUREMBOU FC a atomisé JS MOUKOUMOUNABOUALA : 3 – 1
La compétition prend fin le 5 aout 2012.

L' U.P.G DANS LA N'GOUNIE


Le bureau exécutif de l’Union du Peuple Gabonais ( UPG) conduit par son secrétaire exécutif Mathieu MBOUMBA NZIENGUI a séjourné à Mouila et à Ndéndé.
A Mouila, le bureau exécutif a rencontré la coordination fédérale de la Ngounié Nord et les militants au complexe administratif. Cette rencontre avait pour but de redynamiser et de revitaliser le parti. Beaucoup de compatriotes ( militants) ont quitté le bateau au motif que le parti n’a  pas défini depuis le décès brutal de son leader  charismatique Pierre MAMBOUNDOU, sa nouvelle vision politique et aussi du fait des querelles intestines. Dans son intervention, le secrétaire exécutif a rassuré tous les compatriotes de la poursuite de la lutte pour un état de droit et pour la conquête du pouvoir. Il a entretenu les compatriotes sur :
·         Les élections locales à venir
·         La biométrie
·         Le congrès
Au sujet des élections locales à venir, le secrétaire exécutif a installé la nouvelle coordination fédérale dont le responsable reste le même. Cette structure va relancer les activités et surtout renouveler les différentes cellules.
Eu égard à la biométrie, le secrétaire exécutif a fustigé le comportement du gouvernement qui sans concertation avec les partis de l’opposition, a choisi l’entreprise chargée de mettre en place la biométrie. Il a aussi dit que le gouvernement refuse l’authentification de l’électeur à travers la photo pour continuer ainsi à tripatouiller.
Concernant l’organisation prochaine du congrès, le secrétaire exécutif a réaffirmé la tenue de ce congrès.
A  Ndéndé, le bureau exécutif a fêté avec les fédérations de la Ngounié Nord, la Ngounié Sud et la Nyanga le 23ème anniversaire du l’UPG. Rappelons que ce parti est né le 14 juillet 1989 à Paris. Avant la partie festive, le bureau exécutif a organisé un séminaire sur la biométrie à l’adresse des responsables des organes locaux et des questions électorales.

lundi 9 juillet 2012

NGOUNIE: LES RESULTATS DU BEPC 2012 D

L'examen national du BEPC dans la Ngounié a été proclamé le weekend dernier à Mouila en présence de tous les chefs de service, des professionnels de l'éducation et du secrétaire général de province représentant monsieur le Gouverneur. Le directeur d'académie provincial du Moyen - Ogoué ( Lambarené) a présidé la cérémonie.
Contrairement à l'année scolaire précédente qui n'avait récolté que 30% , les résultats de cette année scolaire 2011/2012 sont quelque peu acceptables. En effet ils vont du simple au double soit 66%. Trois raisons expliquent cette amélioration:
1) la première c'est la prise de conscience des principaux acteurs de l'école: enseignants, parents et élèves eux - mêmes
2) la deuxième c'est le rôle crucial joué par les chefs d'établissement non seulement en matière de management mais aussi dans la dynamique pédagogique qui mobilise son personnel .Autrement les chefs d'établissement ont évolué d'un modèle " gestionnaire" traditionnel à un modèle de direction au service des apprentissages des élèves. Le leadership pédagogique est quelque chose d' important puisqu' il  vise à influencer la qualité de l'enseignement et l'amélioration des résultats des élèves.
3) la troisième c'est la formation continue que le ministère organise chaque été sous forme de séminaires. Ceux -ci renforcent ainsi les compétences aussi bien des chefs d'établissements que des enseignants et optimisent les pratiques managériales et pédagogiques.
 Cependant  l'organisation de ces séminaires mérite d'être revue. Un seul ne suffit pas. Il serait judicieux que le ministère penser à organiser trois par an soit en septembre, en décembre et en mars. Aussi les enseignants auront-ils des outils appropriés et nouveaux pour mieux préparer les élèves aux examens nationaux.
Cette formation doit être ancrée dans les pratiques avec des mises en situation concrètes pour faciliter sa mise en application. Il s'agit donc de favoriser un apprentissage dans l'action, dans le sens d'une formation -action. Telle qu'elle est organisée, avec des effectifs pléthoriques et des enseignants peu responsables ( beaucoup s'absentent ou arrivent ivres), la formation - action n'est pas possible.
 Cette formation doit être suivie en équipe pour renforcer sa cohésion si le Gabon en général et la Ngounié en particulier veut atteindre les objectifs de l'EPT et du millénaire  d'ici 2015. Les conseillers et les inspecteurs pédagogiques doivent prendre le relais pour suivre, conseiller et accompagner les enseignants sur le terrain.
Dans tous les cas, la Ngounié a donné des résultats moyens au BEPC. J'espère que les résultats du BAC viendront renforcer la bonne santé des écoles secondaires de la province de la Ngounié.